Lorsque vous cherchez ce que vaut votre véhicule, vous aboutissez presque toujours au même endroit : la valeur catalogue selon le catalogue de l’AMSS (l’automobile club de Serbie), ou l’un des calculateurs en ligne qui calculent cette valeur. Vous obtenez un chiffre et vous pensez que c’est la réponse. Souvent, ce n’en est pas une, et il vaut la peine de comprendre pourquoi.
Qu’est-ce que le catalogue de valeurs des véhicules
Le catalogue est un tableau standardisé dans lequel une valeur est inscrite pour chaque modèle, chaque millésime et chaque motorisation, avec les taux d’amortissement liés à l’âge du véhicule déjà intégrés. Sa vocation est de permettre à différents intervenants, l’administration fiscale, la compagnie d’assurance, la banque, d’aboutir à un chiffre comparable et vérifiable, sans que chacun ait à réaliser sa propre expertise.
C’est une valeur qui existe avant même que quiconque ait regardé votre véhicule. C’est pourquoi le catalogue est rapide et identique pour tous.
Pourquoi les calculateurs en ligne donnent des chiffres différents
Les calculateurs que vous trouvez sur internet reposent sur la même logique, mais diffèrent par l’édition du catalogue qu’ils utilisent, par la façon dont ils arrondissent l’amortissement et par le fait qu’ils distinguent ou non les niveaux de finition. C’est pourquoi, pour le même véhicule, vous obtenez trois montants différents sur trois sites.
Aucun d’eux n’est nécessairement faux. Tous répondent à la question combien vaut ce modèle, et non à la question combien vaut précisément cet exemplaire. Ce sont deux questions différentes.
Ce que le catalogue ne voit pas
Un tableau ne peut rien savoir d’un véhicule précis. Voici ce qui lui échappe :
- Les dommages antérieurs. Un véhicule ayant subi un dommage sérieux perd durablement une partie de sa valeur, même après une réparation correcte. C’est la perte de valeur vénale, et le catalogue ne la fait pas apparaître.
- Le kilométrage réel. Le catalogue part de la moyenne pour le millésime. Un écart vers le haut ou vers le bas modifie la valeur, parfois de façon drastique.
- Le niveau de finition. Une même désignation de modèle recouvre la finition de base comme la finition complète, et l’écart peut se chiffrer en plusieurs milliers d’euros.
- L’origine du véhicule et le nombre de propriétaires. Le marché les valorise, le tableau non.
- L’état de la mécanique, la corrosion et l’historique d’entretien. Deux véhicules du même millésime peuvent être dans des états complètement différents.
- La demande du moment. Le catalogue est mis à jour périodiquement, le marché change en permanence.
Les véhicules absents du catalogue
Les modèles rares, les véhicules de collection et les véhicules importés dans des exécutions particulières sont souvent absents du catalogue, ou y figurent de manière si générale que le chiffre n’a plus grand-chose à voir avec la réalité. Pour les engins de travail et le matériel, le catalogue couvre certains modèles, mais pas toutes les marques ni tous les sous-types du marché mondial. Dans les deux cas, on se procure les tarifs des importateurs et des fournisseurs, les tarifs des constructeurs et des concessionnaires régionaux ou continentaux, les factures d’achat de machines neuves et les documents douaniers, puis ces données sont confrontées à l’état de l’exemplaire concerné, au nombre d’heures de travail, au mode d’entretien et à l’évolution des prix sur le marché.
Quand le catalogue suffit tout à fait
Inutile de compliquer quand ce n’est pas nécessaire. La valeur catalogue suffit :
- pour une orientation grossière avant un achat ou une vente,
- lorsque le véhicule est dans un état moyen et sans historique de dommages,
- lorsque le montant en jeu est faible au regard du coût d’une expertise,
- lorsque la partie adverse dans la procédure accepte la valeur catalogue sans la contester.
Quand il vous faut une expertise et non un catalogue
- Lorsque le véhicule a été endommagé et que la valeur catalogue surestime son état.
- Lorsque le véhicule est exceptionnellement bien conservé ou peu kilométré et que le catalogue le sous-estime.
- Lorsqu’un dommage total est en cause, car tout le calcul repose sur la valeur avant l’accident.
- Lorsque le rapport est destiné à une banque, à une société de crédit-bail, à l’administration fiscale ou à un tribunal, où une méthodologie motivée est exigée.
- Pour les engins de travail et le matériel, ainsi que pour les véhicules absents du catalogue.
À quoi ressemble une expertise défendable
Un rapport sérieux n’est pas un chiffre unique. Il contient l’identification du véhicule, la description de son état réel avec un dossier photographique, la méthodologie appliquée, des données de marché comparables et l’exposé de la façon dont on est passé de ces données au montant. Seul un tel rapport a du poids lorsque la partie adverse commence à le contester.
Pour en savoir plus sur la différence entre la valeur catalogue et la valeur vénale, lisez la page valeur catalogue d’un véhicule, et sur la procédure elle-même la page évaluation de véhicule. Pour un véhicule précis, contactez-nous.
Questions fréquentes
La valeur catalogue est-elle la même chose que la valeur vénale ?
Non. La valeur catalogue est une valeur standardisée pour un modèle et un millésime, avec un amortissement déjà intégré. La valeur vénale est le montant qui peut être obtenu sur le marché pour ce véhicule précis, avec tout ce que le catalogue ne voit pas : l’état, les équipements, le kilométrage, l’origine et d’éventuels dommages antérieurs.
Pourquoi trois calculateurs me donnent-ils trois montants différents ?
Parce qu’ils utilisent des éditions différentes du catalogue, arrondissent l’amortissement différemment et ne distinguent souvent pas les niveaux de finition. Tous répondent à la question de savoir ce que vaut ce modèle, et non ce que vaut votre exemplaire.
Que faire si mon véhicule ne figure pas au catalogue ?
C’est fréquent pour les modèles rares et les véhicules de collection. Pour les engins de travail et le matériel, le catalogue couvre certains modèles mais pas toutes les marques ni tous les sous-types. On se procure alors les tarifs des importateurs, des fournisseurs et des constructeurs, les factures d’achat de machines neuves et les documents douaniers, puis on les confronte à l’état de l’exemplaire concerné, au nombre d’heures de travail, au mode d’entretien et à l’évolution des prix sur le marché.
Le catalogue tient-il compte du fait que le véhicule a été endommagé ?
Non. Le catalogue ne sait rien de l’histoire d’un véhicule précis. Un dommage antérieur sérieux diminue durablement la valeur, même après une réparation correcte, et cela ne s’établit que par un examen et par un calcul distinct de la perte de valeur vénale.
Quand la valeur catalogue me suffit-elle et quand faut-il une expertise ?
Le catalogue suffit pour une orientation grossière et lorsque le véhicule est dans un état moyen sans historique de dommages. Une expertise est nécessaire lorsque le véhicule est endommagé ou exceptionnellement bien conservé, en cas de calcul d’un dommage total, et lorsque le rapport est destiné à une banque, à une société de crédit-bail, à l’administration fiscale ou à un tribunal.



